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Un sondage confirme le degré de préoccupation à l’égard de la conduite en état d’ivresse

OTTAWA, 15 déc. 2008 /CNW/ - Un nouveau sondage de la Fondation de recherches sur les blessures de la route (FRBR) révèle qu’un nombre important de Canadiens sont personnellement touchés par les collisions attribuables à la conduite en état d’ivresse, ce qui fait de celle ci un véritable sujet de préoccupation. Le sondage d’opinion publique réalisé en septembre a cherché à déterminer combien de Canadiens avaient un ami proche ou un membre de la famille qui avait été en cause dans une collision liée à la conduite en état d’ivresse.

Selon les résultats, 7,5 millions de Canadiens environ déclarent connaître un membre de la famille ou un ami proche qui a été victime d’une collision liée à la conduite en état d’ivresse, tandis que 5,4 millions de Canadiens déclarent savoir qu’un membre de la famille ou un ami a causé une collision parce qu’il conduisait en état d’ivresse.

« Il n’est pas étonnant qu’environ 80 % des membres du public continuent d’être très préoccupés ou extrêmement préoccupés par la conduite en état d’ivresse, affirme Ward Vanlaar, chercheur à la FRBR. Chaque année, environ le tiers des décès sur les routes sont liés à l’alcool, ce qui, de toute évidence, touche un nombre important de Canadiens. »

Selon les statistiques officielles, en 2006, 907 Canadiens ont été tués dans des collisions routières mettant en cause un conducteur ivre, ce qui représentait une hausse par rapport à 2005. « Depuis 2000, la progression dans la lutte contre ce problème a ralenti et les données pour 2005 et 2006 semblent indiquer qu’elle est irrégulière », d’ajouter M. Vanlaar.

Le Sondage a aussi révélé que la conduite en état d’ivresse continue d’être considérée par le public comme le plus important de tous les problèmes de sécurité routière. « Compte tenu du ralentissement des progrès et du nombre important de Canadiens qui sont touchés par les conséquences profondes de ces collisions, un haut degré de préoccupation semble justifié. »

Toutefois, ce degré de préoccupation ne s’est pas traduit par des changements de comportement pour certains Canadiens, puisqu’il y a eu une hausse du nombre de Canadiens qui admettent avoir pris le volant après avoir consommé de l’alcool.

À peu près 18 % des Canadiens interrogés admettent avoir conduit après avoir consommé de l’alcool au cours des 30 jours précédents, en 2008. Il s’agit d’une augmentation, par rapport au pourcentage déclaré en 2006, qui laisse encore davantage supposer que les progrès dans la lutte contre la conduite en état d’ivresse ont cessé.

Environ 5,2 % des Canadiens déclarent avoir conduit alors qu’ils croyaient avoir dépassé la limite légale au cours des 12 derniers mois. La baisse à 5,2 % en 2008 par rapport aux 8,2 % de 2007 paraît considérable et pourrait être due en partie à l’adoption récente du projet de loi C 2, conç ;u pour renforcer les mesures législatives à l’égard de la conduite en état d’ivresse, ainsi qu’à toute l’attention médiatique que ces modifications ont suscitées.

« Bien qu’une baisse aussi importante semble encourageante, a mentionné M. Vanlaar, il est trop tôt pour dire si le pourcentage de conducteurs qui ont admis conduire alors qu’ils croyaient avoir dépassé la limite légale au cours de l’année écoulée est véritablement en baisse. »

De plus, le Sondage a révélé que de nombreux Canadiens admettent avoir été passagers d’un véhicule conduit par une personne qui avait consommé de l’alcool à une occasion, et 6,4 % de plus ont aussi été passagers à deux reprises. M. Vanlaar rappelle à ces personnes qu’elles mettent leur vie en danger, car « même quand le taux d’alcoolémie est faible, le risque d’avoir une collision augmente substantiellement. »

Fait intéressant, plus du tiers (36,6 %) de ceux qui ont conduit alors qu’ils croyaient avoir dépassé la limite permise déclarent avoir consommé de l’alcool principalement au domicile d’un ami ou d’un parent. À peu près 25,4 % l’ont fait la plupart du temps dans un bar, tandis que 18,1 % et 16,4 %, respectivement, affirment avoir généralement consommé de l’alcool à leur propre domicile et au restaurant.

C’est donc dire qu’au moins 80 % de ceux qui conduisent après avoir consommé de l’alcool se trouvent avec des amis ou des membres de la famille, constatation qui a des répercussions importantes pour le traitement du problème. « Ceux qui connaissent une personne qui, ayant consommé de l’alcool, s’apprête à conduire sont bien placés pour empêcher cette personne, pour qui ils ont de l’affection, de le faire, déclare M. Vanlaar. Ils peuvent expliquer au conducteur qu’il n’est pas en état de conduire et refuser d’être son passager. »

« De telles tendances semblent indiquer qu’il faudra concevoir des messages et des approches variés pour influencer le comportement et réduire la conduite après la consommation d’alcool, constate Ian Faris, président et chef de la direction de l’Association des brasseurs du Canada et l’un des deux bailleurs de fonds du Sondage. Elles peuvent aussi dénoter que les Canadiens ont besoin de plus d’encouragement pour prendre des mesures et empêcher les conducteurs ivres de prendre le volant. »

Les Canadiens ont aussi eu à se prononcer sur différentes mesures d’intervention servant à lutter contre la conduite en état d’ivresse. Les résultats montrent que les Canadiens continuent d’appuyer une diversité de technologies, de programmes et de sanctions à l’égard de ceux qui conduisent en état d’ivresse.

Pour la première fois, le Sondage a examiné de plus près les données afin d’en dégager des tendances régionales. « Nous avons découvert que, dans l’ensemble, les résultats nationaux et régionaux sur la conduite en état d’ivresse ne diffèrent pas substantiellement et que les tendances qui ressortent dans chacune des régions sont étroitement comparables aux tendances nationales » a déclaré M. Vanlaar.

Quelques mots sur le Sondage

Ces résultats sont issus du Sondage sur la sécurité routière, un sondage d’opinion publique annuel élaboré et administré par la FRBR. Au total, 1 201 Canadiens se sont prêtés à l’entrevue. Les résultats peuvent être considérés comme exacts, avec une marge d’erreur de 2,9 %, 19 fois sur 20. Un soutien financier est accordé à ce rapport et à d’autres documents de la collection de rapports du Sondage sur la sécurité routière par Transports Canada et par l’Association des brasseurs du Canada.

Quelques mots sur la FRBR

Créée en 1964, la FRBR a pour mission de réduire les décès et les blessures causés par les collisions de la route. À titre d’institut de sécurité routière national, indépendant et philanthropique, la FRBR travaille à concevoir, promouvoir et mettre en application des programmes et des politiques efficaces, reposant sur de solides recherches. La FRBR est un organisme de bienfaisance indépendant qui s’appuie sur des subventions, des contrats et des dons pour fournir des services au public. Consultez notre site au : http://www.tirf.ca/.

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Sondage sur la sécurité routiére 2008 La conduite en état d’ivresse au Canada

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Sara Oglestone
Manager, Marketing and Communications

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